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jenergy   jenergy Jennifer Corriero's TIGblog
Jennifer Corriero's profile

Six Archetypes of Youth Change Makers

Since the founding of TakingITGlobal in 1999, I have been incredibly inspired by my interactions with thousands of young change makers from all around the world. Through my Masters Research on youth-led action in an international context along with exposure to other studies and international conferences examining the role of today's generation of youth as change agents, I have gained an important observation. My observation is that I have seen the emergence of Six Archetypes of Youth Change Makers, which provide a glance at the roles young people are taking on in the process of creating change.


The Dreamer

The Dreamer is the driver behind new ideas. Dreamers are often the first to articulate a long-term vision for the future and think big. It is the sense of aspiration, optimism and imagination of dreamers that drive progress, innovation and change.

The Megaphone

The Megaphone is a vocal advocate for change. Megaphones are very focused on delivering the message and will campaign tirelessly and work hard to lobby for a message to be heard. They inspire action through their words and help to shift priorities on the agenda.

The Spark Plug

The Spark Plug is a catalyst and has a gift for networking and connecting people. The Spark Plug is able to foster collaborations and bring many different organizations and individuals together in dialogue, convincing diverse interest groups to come together for a common goal.

The Task Master

The Task Master is often behind the scenes making things happen and is sometimes the under-rated player within a group or organization. Often, it is the Task Master who literally keeps things together by turning ideas into manageable tasks with actionable timelines. Task Masters are practical, objective-oriented individuals.

The Sherpa

The Sherpa serves as a guide who provides mentorship, insight and training through peer education. Sherpas are natural educators with a strong interest in learning and sharing knowledge. Sherpas value hands on experiences and are able to draw upon the expertise and resources of those they encounter.

The Storyteller

The Storyteller is often the documenter of an organization and its projects, preparing short stories, interviews, blogs, webcasts newsletters and more. Storytellers become a vehicle for spreading inspiration and sharing of best practices through identifying patterns and strengthening movements through recognizing exceptional individuals.

July 2, 2009 | 5:18 PM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
Keyvan Sayar's profile

République des actionnaires: à qui appartient la vie de Steve Jobs?


Après des mois de spéculations en tous genres, le Los Angeles Times explique aujourd’hui que Steve Jobs, le patron d’Apple, serait en bien mauvaise santé et les journalistes se demandent si le secret gardé par ses avocats depuis des mois est bien légal. Loin de s’apitoyer sur le sort du cofondateur d’Apple, les journalistes décortiquent les faits juridiques et leurs conséquences pour les actionnaires.

Steve Jobs présentant le célèbre Iphone

Steve Jobs présentant le célèbre Iphone

Tout d’abord on apprend que si les sociétés ne sont pas tenues de divulguer les détails de la situation médicale de leurs dirigeants, elles doivent en revanche donner aux investisseurs des informations matérielles qui leur permettront de choisir en connaissance de cause s’ils ont envie d’acheter ou de vendre des actions.

Certes on peut le comprendre à l’échelle d’une petite entreprise, disons un salon de coiffure tenu par un patron qui aurait un ou deux employés. Avant de prêter de l’argent au patron ou d’acheter des parts de son entreprise, j’aimerais avoir une petite idée de sa forme et de son état d’esprit. Admettons. Mais quand on touche à de grandes multinationales spécialisées, la fluctuation du cours des actions sur les noms de patrons et souvent très surprenante, presque ésotérique: un groupe automobile va avoir à sa tête un homme qui ne connaît rien à l’ingénierie automobile, qui n’est pas un spécialiste du marketing, qui est un manager professionnel… mais en fonction de sa côte, avant même qu’il ait commencé à travailler (et répétons-le, la qualité des voitures ou des publicités ne dépendra pas de lui) on va faire des paris sur lui, les actions vont monter ou descendre (risquant ainsi dans les cas négatifs d’affaiblir l’entreprise – ce qui n’est pas dans l’intérêt des actionnaires).

De même pour Monsieur Jobs qui, s’il est le cofondateur d’Apple ne conçoit pas chaque produit et logiciel qui sort de l’usine à pommes (que les fans d’Ipod et d’Iphone se rassurent, Steve Jobs ou pas, Apple continuera sûrement à fabriquer tout autant de gadgets cool qui font bip bip bip quand on les touche). D’où le malaise que j’éprouve en lisant ces lignes du Los Angeles Times (et cet article n’est pas exceptionnel, il est malheureusement emblématique). On est allé trouver un des docteurs de Jobs pour lui faire expliquer de quoi souffrait son patient, on a découvert, malheureusement pour l’intéressé, que c’était plutôt grave (du genre définitivement grave) et on a commencé à prendre peur -non pas que monsieur Jobs souffre, non pas qu’avec un autre dirigeant la société Apple change d’état d’esprit mais que le PDG emporte dans sa chute vers l’autre monde le cours de nos actions Apple bien-aimées. C’est donc au nom du droit des actionnaires à connaître la vérité que bon nombre de journalistes (et peut-être derrière eux un certain nombre d’actionnaires et de concurrents d’Apple) ont demandé à obtenir davantange que de simples informations matérielles (les dernières fournies par Jobs faisaient en effet seulement état d’un déséquilibre hormonal – je ne suis pas médecin mais c’est vrai que ça n’a pas l’air aussi grave que ce dont il souffre apparamment).

Nous en serions donc là… on ne se mobiliserait plus pour voter, on ne s’engagerait plus dans la vie politique mais on serait prêt à payer des SMS pour voter par millions à des émissions de télé-réalité et on brandirait le principe de transparence (ou même l’idée de démocratie) pour exiger de savoir (et d’étaler sur la place publique) la couleur de la tumeur de tel ou tel PDG. Ce serait bien triste.

Pour vous dire la vérité, je n’ai pas envie d’y croire. En tout cas je n’ai pas envie de croire que nous ne sommes que ça. La démocratie est fondamentale. Notre droit de regard, de critique, d’expression est essentiel pour la préserver. Les entreprises jouent un rôle très important dans la société et il est bon que les actionnaires utilisent leur droit de regard pour demander des comptes aux gérants (idéalement pour exiger qu’ils respectent aussi les droits fondamentaux et l’environnement -on a bien glausé sur la santé de S. Jobs mais on a très peu parlé par exemple du fait que l’Iphone première version était très difficilement recyclable), il est bon que tout cela existe… mais utilisons ces droits d’une manière un peu plus respectueuses des individus. Je ne veux pas savoir quelle maladie a M. Jobs, juste s’il est apte à travailler ou non, je veux connaître sa stratégie, son bilan. Idem pour les politiques, je me moque de savoir si M. Berlusconi a trompé ou non sa femme, c’est une affaire qui les regarde, ce que je veux savoir c’est ce qu’il a fait et ce qu’il compte faire en politique. Ils nous appartient à tous de recentrer le débat sur les questions qui comptent (les seules qui nous regardent).


June 25, 2009 | 9:06 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
Keyvan Sayar's profile

République des auditeurs: à qui appartient le King of Pop?


Michael Jackson a été hospitalisé d’urgence aujourd’hui après un arrêt cardiaque, c’est ce qu’affirment ce soir de nombreux médias états-uniens, quelques mois seulement après l’annonce de son grand (et final) come back à Londres pour 50 concerts étalés entre juillet 2009 et mars 2010.

Michael Jackson, le King of Pop, annonçant son retour sur scène en mars 2009

Michael Jackson, le "King of Pop", annonçant son retour sur scène en mars 2009

Je n’ai pas l’habitude d’écrire sur la vie des stars mais je viens d’écrire il y a quelques heures un billet sur la santé de Steve Jobs et la façon dont les journalistes ont revendiqué le “droit de [tout] savoir” [sur sa santé] au nom de la transparence et de la démocratie des actionnaires. Ce soir en faisant un tour sur Google News, j’ai trouvé le même genre de remarques au sujet de Michael Jackson. Dans un article de la chaîne australienne ABC, on s’inquiétait de ce qu’il adviendrait des concerts de cet été dont les billets s’étaient vendus en quelques minutes. Les journalistes précisent qu’à l’époque déjà plusieurs personnes avaient posé la question de la santé de Michael Jackson et que la société AEG Live, organisatrice des concerts, avait indiqué que M. Jackson s’était à cet effet soumis à un examen médical de 4 heures et demie… Non mais sérieusement, on en arrive où? Est-ce qu’on aurait imaginé demander à Jimi Hendrix de souffler dans le ballon avant de monter sur scène?

… Excusez-moi un petit instant, en même temps que j’écris ce billet je surfe sur Google News et on vient d’indiquer que Michael Jackson vient de décéder des suites de cette attaque cardiaque. Ce qui devait être un autre billet coup de gueule contre le voyeurisme des médias devient un billet funèbre. Je ne sais pas trop quoi dire. Les plus jeunes pensent à la chirurgie esthétique et à la pédophilie quand ils entendent le nom de Michael Jackson. Ma génération se souvient de Bad, de Dangerous, du Moonwalk. J’ai découvert aussi ensuite les premiers tubes des Jackson 5, ses premiers albums. C’était un artiste hors du commun, un chanteur excellent, un danseur incroyable. Je n’ai jamais été fan de son relookage au bistouri et j’ai toujours été bouleversé / dégoûté par les accusations de pédophilie. Je veux me souvenir de son travail d’artiste, de tant de chansons qui m’ont accompagné tout au long de ma vie et m’accompagneront encore.

Dommage qu’il n’ait pas pu faire cette tournée finale.


June 25, 2009 | 7:06 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
Keyvan Sayar's profile

La fin du Secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme


L’Elysée a annoncé aujourd’hui la composition du nouveau gouvernement Fillon. Dans la nouvelle équipe ne figure plus de Secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme. Nicolas Sarkozy, qui avait promis en tant que candidat d’être le “président des droits de l’Homme“, avait créé ce poste au Quai d’Orsay à la demande de Bernard Kouchner et confié la tâche à la jeune Rama Yade. Un véritable challenge puisqu’il s’agissait pour elle non seulement de travailler sous la tutelle d’un ex-socialiste mais aussi de faire vivre un thème qui ne collait pas toujours avec les intérêts diplomatiques de la France. Rama Yade s’est pourtant appliquée à ne pas rester silencieuse même quand le président lui demandait de se taire. Ainsi quand Muammar Khadafi était reçu en grande pompe à l’Elysée, Mme Yade déclarait à la presse que la France n’était pas un paillasson sur laquelle des dictateurs pouvaient venir s’essuyer les pieds. Plus tard, sur nombre d’autres dossiers elle a également pris parole (à défaut de faire davantage). Rama Yade écrivit un livre (Les droits de l’Homme expliqués aux enfants de 7 à 77 ans), déclina la proposition de place éligible aux européennes (en indiquant que l’Europe n’était “pas [son] truc” et qu’elle avait encore plein de choses à faire sur les droits de l’Homme). Seulement voila, le président Sarkozy qui voulait transformer le ministère des affaires étrangères en un “ministère de la mondialisation“, faire de la France une force motrice pour la promotion des droits humains dans le monde a mis de l’eau dans son vin et a décidé d’éliminer ce portefeuille devenu gênant. Rama Yade, elle, a été reléguée promue aux sports, comme si l’important n’était après tout pas tant son expertise ou son engagement mais ses qualités de gestionnaire/représentante/femme politique populaire.

Rama Yade

Rama Yade

Certes ce poste n’était vraiment pas facile à occuper, certes il nous mettait face à nos contradictions (d’un côté nos principes, de l’autre les concessions que nous faisions), certes sans réels moyens ce poste était juste un symbole… seulement le supprimer revient également à abandonner cette promesse de campagne qui a tenu à coeur à beaucoup de Français: que le pays autoproclamé “des droits de l’Homme” oeuvre à les promouvoir davantage dans ses relations avec le reste du monde (cf. Nicolas Sarkozy en campagne: “Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes“).

A chacun de juger le travail effectué par Mme Yade. Il n’en reste pas moins que mettre le secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme à la poubelle après seulement deux ans d’existence est un triste aveu d’échec.


June 23, 2009 | 7:06 AM Comments  0 comments

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dodidove   dodidove Dina Badawy's TIGblog
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Truth

"Ah yes, truth. Funny how everyone is always asking for it but when they get it they don't believe it because it's not the truth they want to hear.": Helena Cassadine

=

Without seeking, truth cannot be known at all. It can neither be declared from pulpits, nor set down in articles, nor in any wise prepared and sold in packages ready for use. Truth must be ground for every man by itself out of it such, with such help as he can get, indeed, but not without stern labor of his own: John Ruskin

=

The truth that makes men free is for the most part the truth which men prefer not to hear: Herbert Sebastien Agar


June 15, 2009 | 6:27 AM Comments  0 comments

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dodidove   dodidove Dina Badawy's TIGblog
Dina Badawy's profile

They said

Never give in except to convictions of honour and good sense. Never yield to force; never yield to the apparently overwhelming might of the enemy: Sir Winston Churchill.

=
The jaws of power are always open to devour, and her arm is always stretched out, if possible, to destroy the freedom of thinking, speaking, and writing: John Adams



June 14, 2009 | 2:42 PM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
Keyvan Sayar's profile

Quelqu’un qui ne ressemble à personne


J’ai rêvé que quelqu’un viendrait

J’ai rêvé d’une étoile rouge

et mes paupières sursautent

et mes chaussures se rassemblent

Que je devienne aveugle

si je mens!

J’ai rêvé de l’étoile rouge

quand je ne dormais pas

Quelqu’un viendra

Quelqu’un viendra

Une autre personne

Une personne meilleure

Quelqu’un qui ne ressemble à personne

qui ne ressemble pas au père

ni à Ensi, ni à Yahya, ni à la mère

Il ressemble à celui qu’il faut

et il est plus grand que les arbres

de la maison du maçon

et son visage est plus lumineux

que celui de l’Imâm du Temps

Et il n’a pas peur du frère de Seyed Djavâd

qui est allé porter l’uniforme des policiers

et qui n’a même pas peur de Seyed Djavâd lui-même

à qui appartiennent toutes les chambres de notre maison

Et qui s’appelle comme la mère le cite

au début et à la fin de sa prière

le Juge des Juges

ou bien

la Récompense des Récompenses

Et qui peut, les yeux fermés, lire

tous les mots difficiles dans le livre de troisième

Et qui peut, sans faute, soustraire mille

de vingt millions

Et qui peut acheter à crédit

tout ce dont il a besoin chez Seyed Djavâd

Et peut faire en sorte que la lampe d’ “Allah”

qui était verte, verte comme le matin très tôt,

s’allume de nouveau au ciel de la mosquée Meftâhiân

Oh…!

Comme c’est bon la lumière!

Comme c’est bon la lumière!

Et moi, combien j’ai envie

que Yahya possède un chariot

et une lampe à huile

et moi combien j’ai envie de m’asseoir

au milieu des pastèques et des melons d’eau

dans le chariot de Yahya

et de tourner autour de la place

de Mohammadieh

Oh…!

Comme c’est bon de tourner autour de la place!

Comme c’est bon de dormir sur le toît de la maison!

Comme c’est bon d’aller au jardin public!

Comme c’est bon le goût du Pepsi!

Comme c’est bon le cinéma de Fardine!

Et combien j’aime toutes les bonnes choses!

Et moi, combien j’aime tirer les cheveux de la fille de Seyed Djavâd!

Pourquoi suis-je si petite

que j’en perds toujours mon chemin?

Pourquoi le père qui n’est pas aussi petit

et qui ne perd pas son chemin

ne fait rien pour que la personne

qui est venue dans mon rêve

avance le jour de sa venue?

Et pourquoi les gens du quartier de l’abattoir

dont la terre du jardin est tachée de sang

et dont l’eau du bassin de la maison

est tachée de sang

et dont la semelle des chaussures

est aussi tachée de sang,

ne font rien, ne font rien?

Combien est paresseux le soleil d’hiver!

J’ai balayé le toit de la maison

et j’ai aussi lavé les vitres de la fenêtre

Pourquoi le père rêve-t-il

seulement quand il dort?

J’ai balayé le toit de la maison

et j’ai aussi lavé les vitres de la fenêtre

Quelqu’un viendra

Quelqu’un viendra

Quelqu’un qui est dans son coeur avec nous,

qui est dans son souffle avec nous,

qui est dans sa voix avec nous

Quelqu’un que l’on ne peut pas arrêter,

menotter et envoyer en prison,

quelqu’un qui est né

sous l’arbre ancien de Yahya

et qui grandit de jour en jour

Quelqu’un viendra

de la pluie, du bruit de la pluie

des murmures des fleurs de pétunia

Quelqu’un viendra

le soir du feu d’artifice,

du ciel du quartier Toupkhâneh

Il mettra la nappe

Et partagera le pain

Et partagera le Pepsi

Et partagera le jardin public

Et partagera le sirop pour la coqueluche

Et partagera le jour de l’inscription

Et partagera les tickets d’entrée à l’hôpital

Et partagera les bottes en caoutchouc

Et partagera le cinéma de Fardine

Et partagera les arbres de la fille de Seyed Djavâd

Et partagera tout ce qui est invendu

Et nous donnera notre part

J’en ai rêvé…


Forough Farrokhzad

(Trad. Jalal Alavinia, extrait de La Conquête du jardin, Ed° Lettres Persanes, 2005)


June 14, 2009 | 10:06 AM Comments  0 comments

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dodidove   dodidove Dina Badawy's TIGblog
Dina Badawy's profile

Fight inside

An elder Cherokee Native American was teaching his grandchildren about life. He said to them, "A fight is going on inside me...It is a terrible fight, and it is between two wolves. One wolf represents fear, anger, envy, sorrow, regret, greed, arrogance, self-pity, guilt, resentment, inferiority, lies, pride and superiority. The other wolf stands for joy, peace, love, hope, sharing, serenity, humility, kindness, benevolence, friendship, empathy, generosity, truth, compassion, and faith. This same fight is going on inside of you and every other person too."

They thought about it for a minute and then one child asked his grandfather, "Which wolf will win?" The old Cherokee simply replied..."The one I feed."

June 8, 2009 | 5:37 AM Comments  4 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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Blog2Bar – Refectorium du Palais de la Paix, La Haye (4 juin 2009)


Il sera bientôt midi et j’aurai bientôt faim, mais en attendant je me retrouve ici, au milieu du placide ventre mou de la justice internationale, au Palais de la Paix à La Haye. C’est ici que fut fondé il y a une centaine d’années le premier tribunal international chargé de veiller à ce que les états règlent leurs différends avec des mots plutôt qu’avec des balles. Si l’idée est belle et plutôt sympathique, elle semble ne pas encore avoir complètement porté ses fruits. Le palais lui en revanche est très abouti. Tourelles, horloge dorée à l’or fin, statue géante d’un chat noir, parterre de fleurs, fontaine ornée de phoques et d’ours polaires, bibliothèque flottant entre ciel et terre, vases, tapis, chaises rembourrées, bassin canardé, buissons bien taillés, tout ici exprime l’ordre. Un peu comme si, à défaut d’être parvenus à l’apporter au monde, les juges avaient remonté leurs jupons, retroussé leurs manches et tenté d’apporter l’ordre à leur jardin. C’est déjà ça après tout. Et puis au prix que ça coûte, il faut bien que ça serve à quelque chose un magistrat international.

Le Palais de la Paix, La Haye (Pays-Bas)
Le Palais de la Paix, La Haye (Pays-Bas)

Tout en brique rouge hollandaise, comme la plupart des vieux bâtiments de La Haye, le Palais de la Paix a été conçu par un architecte français, construit par des ouvriers du monde entier (venus chacun installer la partie offerte par leur pays) et contient une collection incroyable de bibelots internationaux: des immenses tapis persans à un énorme vase en jaspe russe de 3200 kilos en passant par une réplique du Christ des Andes, des tapisseries japonaises et une allégorie américaine de la paix en petite tenue. Un magnifique exemple de coopération internationale. Ce qui est un peu triste c’est que la coopération se soit arrêtée là. Une fois la dernière brique posée, le ruban coupé, le gâteau mangé, on a compté jusqu’à trois et on a recommencé à s’estourbir les binettes. L’enfer est pavé de bonnes intentions et le Palais de la Paix bourré de déclarations d’amour. On dirait presque un musée du Lennonisme, le rock’n'roll en moins. Et puis John Lennon, lui, avait un certain sens de l’ironie. Quand je regarde l’ours polaire de la fontaine et qu’il m’affirme que le droit international protège les peuples du monde entier, je ne peux m’empêcher de lui raconter en riant l’histoire du président Wilson de passage de ce côté-ci de l’atlantique. Venu en France à la fin de la première guerre mondiale, il avait rencontré Clemenceau à Versailles. A l’époque, le président américain était un des principaux promoteurs du projet de Société des Nations, l’ancêtre des Nations Unies. Il tentait de convaincre les hommes politiques de tous les pays du monde de travailler ensemble et de reconnaître un droit international qui garantirait le règlement des différends entre pays autrement que par la guerre. Au déjeuner, Wilson avait tellement rabattu les oreilles du tigren Clemenceau avec ces histoires que ce dernier, pointant du doigt la volaille rôtie qu’on venait de leur apporter, lui dit d’un ton railleur “vous voyez ce poulet? eh bien c’est un poulet qui croyait au droit international”.

“Ridicule!” me répond sèchement l’ours polaire, “plusieurs des Conventions de La Haye et de Genève étaient déjà en vigueur à l’époque, en conséquence si ce poulet était décédé d’une cause non-naturelle lors d’un conflit opposant plusieurs états cela aurait constitué une claire violation du droit international. En effet les traités précisaient déjà que les civils ne devaient pas être pris pour cibles lors des guerres”.

- Et depuis quand les poulets sont des civils?

- Là n’est pas la question! Je vois qu’on ne peut vraiment pas discuter sérieusement avec vous.”

Je n’avais jamais dit qu’on pouvait discuter sérieusement avec moi. Je n’ai jamais prétendu être un sérieux discuteur et encore moins un Palais de la Paix. Je suis juste moi, un moi qui aime bien les histoires drôles et les boissons chaudes, un moi qui trouve ça sympa de construire des châteaux pour la paix, le bonheur ou l’amour mais qui a quand même quelques doutes quant à leur efficacité. Enfin, puisque même les statues ne veulent plus discuter avec moi, je n’ai plus qu’à retourner à mes moutons imaginaires.

La fontaine aux ours polaires offerte au Palais de la Paix par le Groenland
La fontaine aux ours polaires offerte au Palais de la Paix par le Groenland

Ici dans le refectorium, c’est le silence absolu. Après s’être occupée d’encaisser les frais de ma réhydratation, la caissière s’est enfoncée dans une rêverie aussi silencieuse que la fin du monde. Est-ce à ça que ressemblerait la paix perpétuelle? Est-ce qu’on boirait tous calmement des infusions dans des maisons en briques? Est-ce qu’on regarderait tomber la pluie par la fenêtre en se disant qu’on s’en fout parce qu’on est au chaud et qu’on est heureux? Est-ce que nos bisous auraient plus d’amour, nos fruits plus de goût?

Le refectorium (disons la cafétéria) du Palais de la Paix
Le refectorium (disons la cafétéria) du Palais de la Paix

La tisane tourne dans ma tasse et moi je tourne dans ma tête. J’ai eu la chance de grandir dans la paix alors c’est peut-être un peu indécent de ma part de plaisanter sur ce sujet. Si mes parents n’avaient pas pu partir d’Iran en 1980, j’aurais connu la guerre comme la plupart des gens qui sont restés là-bas. Ce n’était pas une guerre plus importante que les autres, juste une guerre dégueulasse, comme toutes les autres. A quelques mois près j’aurais eu une vie complètement différente. Comme tellement de monde. Ceux qui sont nés là où il ne fallait pas. Du mauvais côté de la ligne. Il y a déjà tellement de problèmes dans la vie (rien que changer une roue ou remplir une déclaration d’impôts), tellement de choses dures qui nous tombent dessus, pourquoi en plus de ça aller chercher des fourches, des bâtons et se donner des coups de pique? Pour la liberté, pour la justice, peut-être, mais alors très vite et seulement si vraiment rien d’autre ne marche, mais pour la nation? pour que ce soit mon drapeau accroché en haut du poteau et pas le tien? ma langue dans ta bouche et pas la tienne dans la mienne? (oui, cette phrase est un peu ambigüe, mais c’est là tout le charme du multiculturalisme) vraiment ça je ne peux pas le comprendre. Je peux comprendre qu’un groupe veuille préserver ou promouvoir sa culture, ça oui, mais qu’on égorge des gens pour cela, je trouve ça vraiment indélicat (et passablement catastrophique).

Ce qu’il faut faire, je n’en sais rien. D’ailleurs que je sache ou que je ne sache pas, ça ne changera sûrement pas grand chose. Un peu comme ce Palais. C’est très bien qu’il soit convaincu qu’il faille la paix dans le monde, mais ce ne sont pas ses tourelles qui vont arrêter les missiles en plein vol. Et ses juges jardiniers auront du mal à faire fleurir la paix tant qu’on ne leur donnera pas de quoi arroser les graines. Il y a toutefois une chose positive dans ce Palais, c’est la tisane. Elle est douce et apaisante. Peut-être que c’est aussi simple que ça, après tout. Peut-être que personne n’y a pensé. Il suffirait de servir de la tisane aux chefs d’états et de leur parler tout doucement comme le fait la caissière. Ne vous inquiétez pas, on va trouver une solution, tout ira bien, ça fera 50 cents s’il vous plaît. En plus elle est trilingue. Je pense que c’est elle qu’on devrait prendre comme prochain Secrétaire Général des Nations Unies. D’abord elle est sympa puis surtout elle est très calme. Dès qu’elle entrera dans la pièce, tous les présidents de toutes les républiques, les têtes couronnées et les épaules galonnées se sentiront d’un coup à l’aise. Un peu comme quand maman amène des boissons chaudes et qu’on regarde la pluie s’écraser sur la fenêtre. Le monde a besoin d’une bonne tisane et d’un après-midi tranquille à la maison. A force de tourner 24 heures sur 24 il est tellement au bout du rouleau qu’il n’en finit plus de craquer: guerres civiles, émeutes, éruptions volcaniques… Il faut qu’il se détende un petit peu, qu’il se rappelle que nous sommes tous des frères (et des soeurs) et que les petites lignes qu’on a tracées par terre c’était juste pour rigoler. Des petits traits d’union qu’on a dessinés un mardi parce qu’on s’ennuyait, qu’on avait vu des loups marquer des territoires et qu’on avait trouvé ça marrant de les imiter. Faut que j’en parle à la caissière. Là elle est plongée dans ses pensées alors je n’ose pas la déranger mais tout-à-l’heure quand j’irai reprendre une tisane je lui en toucherai un mot. Ce serait chouette et puis comme on aurait finalement la paix dans le monde, ses amis ne la chambreraient plus quand elle dirait qu’elle travaille au “Palais de la Paix”.



June 4, 2009 | 7:06 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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Les aventures de Mox le traducteur


Il n’est pas fréquent de voir des personnages de fiction faire le joli métier de traducteur. Tout le monde pense savoir à peu près en quoi ce travail consiste (s’asseoir, allumer son ordinateur, feuilleter son dictionnaire, traduire) pourtant -comme pour tous les métiers- il y a plein d’aspects auxquels on ne pense pas forcément tant qu’on n’a pas soi-même travaillé dans ce domaine ou vu un traducteur de près. Alejandro Morenos Ramos (traducteur professionnel) vient de créer une bande-dessinnée humoristique racontant les déboires professionnels de Mox, un traducteur freelance jonglant entre le travail (et toutes ses complications), sa petite amie et sa tortue. Une réflexion sympathique sur ce métier pas si connu.


June 3, 2009 | 4:06 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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Blog2Bar – Sol beach, 27 mai 2009


L’après-midi commence bien: il ne fait pas spécialement moche, j’ai mangé deux aubergines à moi tout seul et les problèmes d’hier sont réglés aujourd’hui. A quelques mètres de moi, un type d’un certain âge demande une jeune fille en mariage. Embarassée, elle repousse le petit coffret puis serre le type dans ses bras. Je ne sais pas exactement ce qu’ils se disent mais ça ne sent pas la joie. La serveuse arrive et débarasse leur table. Elle leur demande s’ils prendront autre chose. On dirait que le type a envie de mourir et de tuer la serveuse au passage. Elle efface immédiatement son sourire et disparaît sans un mot. Elle doit être habituée à arriver au mauvais moment, ça fait partie des risques du métier. Témoin involontaire des bons et mals heurs de sa clientèle, elle doit s’adapter, comprendre rapidement ce qui se passe puis le cas échéant se faire oublier.

Sol beach, Scheveningen, Pays-Bas
Sol beach, Scheveningen, Pays-Bas

Un RnB sirupeux flotte dans la pièce. “Love you, love you, oh baby baby”. Le type cherche dans la poche de sa veste de quoi payer l’addition. Il voulait partager le reste de sa vie avec cette demoiselle mais elle lui a dit “non merci baby”. “Love you, love you” fredonne la serveuse cachée derrière le comptoir. Le type lorgne rageusement dans ma direction. Je me retourne pour découvrir derrière moi un couple de retraités gloussant devant des tartes. Il les assassine du regard tout en posant un billet sur la table. Son amie a déjà remis son manteau et mâche nerveusement un chewing gum en l’attendant. La serveuse hoche la tête au son de la musique. Dehors, le vent se lève. Des enfants jouent à ouvrir les bras et se laisser emporter. A l’abri de plusieurs paravents, un homme prépare une sculpture en sable. Un berger allemand suit avec enthousiasme une dame portant un grand tam-tam. Sur ma table des myosotis myosotent dans leur pot en attendant que je finisse mon café. Tiens, je sais maintenant commander du café dans une dizaine de langues. C’est vrai qu’il y a des trucs plus impressionnants comme marcher sur les mains ou avoir une très longue moustache, mais c’est quand même quelque chose. Si nous sombrons dans une 3e guerre mondiale ou que la civilisation est engloutie par la montée des eaux, je disparaîtrai avec la satisfaction du devoir accompli, la certitude d’avoir mis mes 28 années de vie à bon usage, sachant en mon for intérieur que si l’occasion s’était présentée j’aurais pu demander du café dans dix idiomes différents.

La dixième de ces langues est le persan et c’est en vérité seulement cette semaine que j’ai appris à convenablement me cafféïner à l’iranienne. Je savais bien sûr déjà - avec un vocabulaire approximatif et un accent déplorable – demander que l’on verse quelques gouttes  de jus de filtre dans ma tasse, mais c’est désormais la tête haute et le sourcil fier que j’exige mes boissons chaudes en persan. Ces facultés linguistiques fraîchement acquises je les dois à une méthode de langue américaine qui m’a permis de faire en quelques semaines davantage de progrès qu’en trois décennies de consommation de tchélo kabab. Une méthode qui ne m’a rien appris sur le parfum des fleurs ou le sens du frisson mais qui m’a enseigné l’art subtil de l’emprunt d’argent aux amis (leçons n°13 et 14) et du marchandage (leçons n°14, 15 et 16). Monsieur Pimsleur et sa méthode éponyme n’éduquent en effet pas seulement les élèves sur les particularités de la grammaire persane ou la consommation de boissons chaudes, ils enseignement à qui veut bien les écouter le fonctionnement des relations sociales iraniennes. “Imaginez que vous êtes au bazar. Vous voyez un article qui vous plaît, demandez son prix au vendeur. Kheymatech tchand é? Il vous répond que l’article coûte 50.000 tomans, mais il y a beaucoup de bruit dans le bazar et vous n’avez pas bien entendu. Demandez-lui ce qu’il a dit. Tchi goftid? Il en profite pour augmenter le prix et vous répond: 52.000 tomans. Dites-lui que c’est trop cher. Kheyli geroun é. Vous lui proposez 30.000 tomans, comment dira-t-il: ‘non, ce n’est pas possible’ ? Na, némiché! Il vous propose alors de baisser le prix à 45.000 tomans, comment lui dites-vous que vous n’avez pas cette somme sur vous? Ounkhadr poul baham nist. Dites-lui aurevoir et faites mine de partir. Khoda hafez! Il vous interpelle et vous propose l’article pour 35.000 tomans.”

Je vous passe les leçons sympas sur les manières de demander de l’argent à des proches et celles sur les façons de refuser poliment ces demandes de prêt. Ce qui m’a un peu surpris, c’est qu’ils n’évoquent pas le fameux “Ghabel nadaré” si typiquement iranien. Ce petit jeu qui consiste pour un vendeur – même au terme d’un âpre marchandage – à dire à son client que pour lui “c’est gratuit”. Ce à quoi le client doit bien sûr répondre avec insistance qu’il n’en sera rien. On se renvoie la balle une ou deux fois puis on passe à la caisse. Cette expression s’emploie partout, du taxi illégal au bureau de poste en passant par les épiceries ou les restaurants, tout est toujours “gratuit pour vous”, mais vous êtes si résolu à payer que vous le faites quand même. Dans le même genre il y a la drôle d’expression “Ghorban-é choma” qui signifie littérallement “je suis votre esclave”. On le dit en refusant d’entrer en premier quand quelqu’un tient la porte, quand on se bat pour le privilège de porter les sacs de quelqu’un ou pour ponctuer n’importe quelle surenchêre de politesses. Pour moi qui étais habitué aux “allez hop, papiers” des gardiens de la paix, c’était assez étrange d’entendre un policier me dire “je suis votre esclave”. Ca ne les empêche pas bien sûr de passer aux poignets de beaucoup de gens de petits bracelets, mais c’est si joliment dit…

Le fianceur et sa fuyante sont partis depuis un bon bout de temps. Les retraités ont chacun avalé trois parts de tarte et décampé. La serveuse à queue de cheval est devenue un serveur à boucle de nez. Les myosotis fixent perplexes une bougie qui vient d’arriver sur notre table. Le serveur me demande ce que je veux boire et je n’en ai aucune idée. Il me signale une promotion spéciale sur les tartes – moi qui croyais que les doyens avaient tout mangé -. Pour 4 euros 50, je me verrais gratifié d’une part de tarte de mon choix et d’une boisson chaude. J’essaie de marchander. “On dit 3 euros?”. Gêné, le serveur m’explique que ce sera 4 euros 50. Je tente alors 3 euros 50. Il me dit que pour ce prix je peux avoir une part de tarte mais pas la boisson. C’est un coriace. Et si je faisais mine de partir? Je suis sûr qu’il me courrait après avec une tarte aux poires et une pleine théière d’earl grey. Je le regarde droit dans les yeux et je mets mon écharpe. Il ne bronche pas. Ah tu penses que je bluffe, hein? Ben regarde bien. Je mets mon manteau et je me lève. Il me dit aurevoir. Il pense sûrement que je vais craquer et lui lâcher ses 4 euros 50, c’est mal me connaître. Je ne suis pas un pigeon du dimanche moi, je suis un élève de maître Pimsleur.

Bon, ça fait dix minutes que je suis sorti. J’ai l’impression qu’il ne viendra pas me chercher. Peut-être qu’il voulait accepter mon prix mais qu’il a un patron très strict, peut-être même que le marchandage vient d’être interdit par une nouvelle directive européenne. Satanée Commission européenne qui bombarde le monde de directives sans penser aux aspirations légitimes des marchandeurs indépendants. Le voila qui passe devant la fenêtre. Il doit m’avoir vu. Il attend sûrement que la nuit tombe pour m’apporter ma tarte et mon thé à l’abri des regards. Je ne peux pas lui en vouloir, après tout il mettrait en danger sa carrière s’il me servait en plein jour. Mais que faire d’ici là? Il n’est que cinq heures et le soleil se couche à neuf heures ces jours-ci. Acheter du pain et le jeter aux mouettes? Acheter des bonbons et les distribuer aux enfants? A ce prix-là, si je remballais ma fierté je pourrais être au chaud à boire du thé en mangeant du gâteau. Si tel est mon destin alors je l’accepte. La Commission européenne a gagné, cette fois-ci, mais je n’ai pas dit mon dernier mot.


May 27, 2009 | 1:05 AM Comments  0 comments

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Some of my thoughts
Related to country: Netherlands
About this category: Culture


All research is specific, whether you conduct ethnographic or questionnaire research, the first thing you do is describe a process or investigate a relationship among some variables in a population. To get from description to
theory is a big leap and involves asking " What causes the phenomenon in the first place?" The question I posed fellow students is; how far can we take the Freedom of Speech? And what is child pornography?

My purpose is also to show you the danger of using children as sex objects, and the general apathy or acceptance American and Dutch culture has toward these sexual portrayals of children through literature, art, and erotica. Art is not the core issue of my research, but this is a way to soften public resolve. Sexual portrayals of children are common in bookstores, sex shops, video stores, and in private collections, even museums, which may at times be described as art and thus legal. Because of the liberal stand the Netherlands takes on matters of sexual issues, as described later, there could be questionable material concerning young children and adolescents sold directly to anybody in sex shops or video stores anywhere in the country, or on the Internet, internationally, affecting all of us and our children.

It was important to see what was being done in the country about this subject because of its international impact on child sex trade. There was some questions raised to me about the validity of this research because a non-government organization (NGO) is not ‘scientific”. In fact I found that they are the one of the only sources that take an active role in combating the child sex trade, whether it be in a democratic “Western” country or poor country and their resources are based upon fact, and detailed research. As a student doing this solo research project in two countries I also faced obstacles such as funding, and professors willing to work with me on this subject.

Permission was granted by Dutch International NGO’s to conduct interviews, but was denied by GWAK, a new special police force in the Netherlands to combat child sexual exploitation, although I did interview a new special Child Pornography Unit on the telephone. The NGO’s that I have interviewed from were; ECPAT (End Child Prostitution, Child Pornography, and Trafficking in Children for Sexual Purposes), Defense for Children International, Terres des Hommes, ChildRight, and a government supported scientific institute in the Netherlands; the Verwey Jonker Instituute. Almost all of these groups are a part of international organizations that work along with the United Nations as well as the Ministry of Justice in the Netherlands, and especially with the Convention of the Rights of the Child. I think it is very important how each of these NGO’s look into the problem of child exploitation, namely child pornography in the Netherlands.


Feelings about the Subject

I have found in doing research many uninformed democratic citizens believe in the idea child pornography is protected by the Freedom of Speech. Child pornography is not protected by the Freedom of Speech, as children must deal with the permanency, longevity, and circulation of the record of the crime long after the act (106th Congress, 1996). This I also feel is true as in one case, that is close to me, the charges were dropped and the thousands were never found of one "collector" pedophile, who was never held in jail for using 4 female children for his own purposes.

In cultural anthropology, unobtrusive observation includes all methods for studying behavior where informants don't know that they are being studied. My methods involve unobtrusive questions or observations of American students and Dutch students at New Mexico State University, and in the Netherlands at Leiden University from August 1997 through May 2001.

Student reporter, Sylvia Carlson asked New Mexico State University students how they felt about child pornography on the internet and the accessibility of it. Some students felt aggression and anger and formed a group to block “censorship.” About five hundred students, the President of NMSU, and the Board of Regents openly expressed how they supported the accessibility of child pornography on the internet at NMSU.

Although my questions aimed at Dutch students were not printed in a school journal, their answers I feel remain important. Do Dutch citizens believe the number of children used in exploitation in Holland is a small number, and is this an important subject to them? When I moved to the Netherlands, my new Dutch housemates and I exchanged ideas about the problem of human rights that are violated in their country, namely child pornography. What follows is a summary of a heated discussion between us that provides an example of a typical social reaction about this subject;
Many of my housemates asked, “Why did you decide to come to the Netherlands?” My answer was, “Well, two years ago while doing research about the problem of child pornography in the United States, I discovered there was an amazing amount of child pornography coming from the Netherlands”.

My roommates replied, “You have been misinformed! There is no one in the Netherlands that is interested in child pornography. It is illegal here! You won’t find any child pornography here if you tried. You are wrong. Now don’t go back to the United States and print lies about our country”. Not to mention violence and aggression, on their part. They felt targeted.

During many discussions with fellow students and professors and while reading academic research in the United States and the Netherlands, I discovered several interesting opinions from democratic students/citizens besides persons with empathy for victims, I would like to share with you:

 The person researching the nature and extent of child pornography is actually interested in it for himself/herself!

 Children cannot be harmed by child pornography, it can actually benefit their sex life later as adults! "What about PTSD, depression, suicide, and the like?"

 Why didn’t I study in Belgium or Thailand? It is not a problem in the Netherlands. "Doesn't happen in my backyard?!Only a third world problem?"

 NGO work is not scientifically proven research and therefore not acceptable to use as a resource in an acedemic paper. "Hmm, really? Then get some scientists to work on it."


 Child pornography is not an acceptable topic to discuss and there are no classes that teach students about this topic. "Thats why there are 6 million images on the internet, because no one has a clue. Why can't we talk about it? Fear, anger, apathy?"

 If the Dutch were to make a hard rule about child pornography, the people actually interested in the material would riot and cause too many problems for the government.
"What about the victims? Don't you think they suffer? Don't they deserve justice?"

 People interested in child porno are the same as the people interested in members of the same sex (homosexuals or lesbians)! "Says, what official source?"

 The child pornography that is available now has not been recently made, but it is from the 1960's. "Then why does the Department of Justice say there are 6 million images of child pornography online today? People just stopped after 1969? Not in the cases I have read about and personally am affected by."

 Child pornography is protected by the Freedom of Speech. "Oh really. Tragically many people believe this. The sad case is trying to be made that child pornography is a human right of certain folks who "need" such things to keep them sane. Very dangerous thinking, indeed."


The nature and extent of child pornography is difficult to understand due to the lack of scientific data.Due to the lack of scientific data about the extent of child pornography in the Netherlands, or we may use the term, the commercial sexual exploitation of children, all of the complexities about this issue cannot be answered. This could also be said for the United States.

You may ask yourself if you stumble upon something questionable; is the photo is this child pornography, or adolescent pornography? Did this adolescent make a mature decision about her employment? Could she have been manipulated? Is this legal? I discovered typical photos found in the advertising sections of a popular adult magazine and teenage porn sold in magazine shops in the train stations in the Netherlands. My purpose will be to show the nature of erotica and child pornography and how difficult it is to define.

The United States also needs to take an example from the Netherlands and sign the Convention of the Rights of the Child. For such a large country there are such few places to report child pornography, and few police organizations that work specifically on the issue, as well as research centers for students who like myself, want to end this crime against our children and children's children.




May 26, 2009 | 6:52 PM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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Blog2Bar – Au Copacabana, 20 mai 2009


“Fairse chudoringe”, c’est ce que m’a proposé le serveur quand je lui ai demandé s’il avait des jus de fruits frais. “Chudoringe” c’est du jus d’orange en français dans le texte et en néerlandais dans l’accent. Le soleil brille aujourd’hui sur Scheveningen et la moitié de la ville est venue s’allonger sur la plage. C’est assez drôle de se promener au bord de l’eau pendant les beaux jours, les bars à thème se suivent et différentes tribus se dorent au soleil sur leurs terrasses ensablées. Au Veronica’s, de joyeux retraités prennent la lumière en string ficelle, au Cocomo’s des jeunes tatoués sirotent des bières affalés sur d’énormes coussins violets, au Blue Lagoon, des juristes déboutonnés enlèvent leurs chaussettes en pointant les pieds vers la mer et ici au Copacabana des familles en vacances mangent des tartes aux pommes sur des chaises longues. Pendant que les parents mangent, les enfants font des pâtés de sable et je me laisse captiver par un feu artificiel qui brûle à côté de moi. Mon chudoringe vient d’arriver et me dévisage avec ses petits yeux oranges.

” – Qu’est-ce que tu veux?

- Ben, te boire.

- Et pourquoi?

- Parce que j’ai soif!

- Et t’as rien trouvé d’autre à boire? tu pouvais pas te contenter d’un verre d’eau du robinet comme tout l’monde?

- Ben c’est qu’en fait je sors tout juste d’une grosse grippe alors faut que je fasse attention, faut que je prenne des vitamines.

- Ah ouais, et les vitamines dans tout ça, c’est moi n’est-ce pas?

- Euh oui…

- Eh ben bravo! Et si j’avais envie d’me les garder mes vitamines? Si j’avais envie de retourner dans mon arbre au Maroc avec ma famille orange, comment faudrait qu’je fasse? Ah t’y as pas pensé à ça!

- Euh ben…

- Non non bien sûr, monsieur veut ses vitamines et pour ça il est prêt à tout, même à détruire la vie de gentils fruits qui lui ont rien fait!

- Oui mais attends, tout l’monde fait ça!

- Tout l’monde! Eh bien alors bonjour monsieur tout l’monde! Vas-y, allez, bois-moi qu’on en finisse!”

Quand tu commences à avoir des remords en songeant au destin tragique des oranges pressées, c’est pas bon signe. C’est que tu as vraiment regardé trop de films d’animation américains. C’est vrai ces dernières années les Etats-Unis ont innondé les cinés d’histoires de chiens, de chats et de kung-fu pandas. Des animaux sympas qui ne font pas de mal à une mouche, s’embrassent sur la bouche et devant le moindre bout de viande jouent les Sainte n’y touche. Nos têtes blondes (enfin les vôtres puisque je n’ai pas encore contribué au renouvellement du monde) suivent avec passion les aventures d’un lion zoologique ami avec un zèbre, qui, coincé à Madagascar -sans personne pour le nourrir- commence à avoir des vues sur les pattes de son camarade à rayures. On savait que l’homme est un loup pour l’homme mais en regardant ce film on découvre avec effroi que le lion est un lion pour le zèbre. Cet animal sans scrupules serait en effet apparemment prêt à manger d’autres êtres vivants pour survivre. Le film, pourtant promu par la plus grande chaîne de sandwiches chauds du monde, nous le montre d’une façon poignante. Un zèbre si attachant avec un coeur gros comme une petite patate pourrait se faire lacérer puis dévorer par un lion à la crinière débordante. Mais -miracle hollywoodien- leur relation est sauvée par l’astuce de pingouins débrouillards qui convainquent le roi des animaux de troquer les amicales côtelettes pour de jolis sushis nippons (ce qui est beaucoup moins grâve car les poissons n’ont pas d’âme). Dans le même registre, un autre film d’il y a quelques années mettait en scène un requin végétarien qui ne parvenait pas à faire son “coming out” devant son carnivore de père.

Copacabana beach club, Scheveningen, Pays-Bas

Le Copacabana beach club, Scheveningen, Pays-Bas

Peut-être que regarder davantage de films de guerre ou de gangsters m’aiderait à boire mon jus d’orange. “Les jeunes d’aujourd’hui, ils ont rien dans l’ventre” m’expliquait il y a quelques années mon concierge, “ce qu’il leur faudrait c’est un bon film de guerre”. Me disant qu’il avait peut-être raison, j’avais loué sur le champ Rambo III à mon vidéo-club. A l’époque Sylvester Stallone venait aider Ousama Ben Laden et le commandant Massoud à libérer l’Afghanistan de l’occupation désagréable de vils communistes soviétiques. Monsieur Stallone exterminait les méchants à tours de bras et avait réussi -à lui seul, vers la fin du film- à faire basculer le conflit dans le bon sens. Il n’avait sûrement pas vu venir le coup des Talibans ou du onze septembre alors je lui en veux pas trop, mais depuis ce jour-là je me dis que lui et mon gardien sont quand même un peu cons. Nous le sommes d’ailleurs tous, moi avec mes états d’âme devant mon chudoringe, monsieur Stallone tendant une grenade à un enfant et lui disant “fais-tout péter Moustafa!”, mon oncle qui a le droit de vote mais qui impute tous les maux du monde au maire de sa ville, mon boulanger qui penser savoir lire l’avenir dans les croûtes de pain mais qui ne comprend pas que ce n’est pas à la salle de sport que sa femme se rend tous les mercredis soir… C’est peut-être celà qui fait le charme de notre grand monde, les contrastes saisissants entre nos folies respectives, les différences étonnantes entre nos biaisements de tête, la cacophonie de nos imbécilités singulières. Je n’écris pas celà avec amertume bien au contraire, car s’il y a des conneries tristes, il y en a d’autres qui sont éminemment joyeuses. Reconnaître qu’une activité, une idée, une posture est conne est peut-être d’ailleurs l’acte d’émancipation suprême, à condition bien entendu de ne pas balayer ladite “connerie” d’un revers de la main mais de la prendre à bras le corps, de la revendiquer. Moi par exemple je suis végétarien, non-violent, pacifiste et partisan des droits de l’homme. De vraies conneries, des conneries si belles qu’elles valent la peine qu’on se batte pour elles, qu’on leur dédie sa vie, mais en gardant à l’esprit que -comme le pingouin qui voudrait convaincre un lion de changer de régime alimentaire- c’est peut-être fou et contre nature d’espérer voir ces idées se réaliser, c’est peut-être un peu naïf, un peu con-con. Assis sur ce doute fondamental, on ne se permettra donc pas de mépriser ceux qui ne pensent pas comme nous et on aura peut-être même un peu plus d’estime pour les gens qui -pleinement conscients des difficultés auxquelles ils devront faire face- choisissent tout de même d’assumer telle ou telle cause, tel ou tel mode de vie, telle ou telle folie. Et puis zut à la fin, je vais le boire ce jus d’orange!

Les enfants courent dans tous les sens, on dirait qu’ils ont trouvé un trésor, une trousse à maquillage ensevelie ou peut-être les économies perdues d’un de leurs confrères de petit âge. Ils ont 4, 5, 6 ans, ils creusent un trou, s’agitent un peu autour et sont heureux. S’il me faut plus que ça pour trouver le bonheur, c’est que j’ai mal vieilli. Je ne suis après tout moi aussi rien d’autre qu’un bébé. Un bébé poilu, barbu, barbé mais un bébé tout de même. Je me surprends à rire de bon coeur comme si j’avais moi aussi trouvé ce trésor. Et maintenant que les hauts-parleurs passent “Yo viviré”, je fais une danse de l’amour et de la mort avec ma cuiller et ma petite fourchette, une salsa passionnée sur le coin de la table. C’est la fourchette qui mène la danse mais c’est la cuiller qui enflamme la piste. Elle tourne, tourne et reflète mille éclats de toute la lumière du monde. Qui a dit qu’une fourchette était faite pour fourcher, une cuiller pour loucher, un garçon pour garcer? La vie est une chanson, nous sommes là pour danser!


May 20, 2009 | 2:05 AM Comments  0 comments

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Historical Evidence = Leverage: WORLD PEACE IS ATTAINABLE.
About this event: 1st Annual European Multi Ancestral Multi Religious Reformation
Related to country: Finland
About this category: Peace & Conflict


Western Insurance Industry language is 100.00% linked to routines & channels of Business & Consumer routines reinforcing Crime on an Quota Anti Competitive Political & Commercial eSystem which reinforces the Stock Market, Self Destructive Hedge Fund Activity targeting Countries, People & Western Political & Commercial Competition.

Westerners don't have an Historical Record of Solving Problems, Curing Disease with an recorded intent to advocate Peace.

Western Countries need Credibility.
A Well Earth Advocates Exposure of Historical Record of War Crimes, Criminal Activity to give way to reconciliation of past Grievances between East & Western Countries before the year 2001 & now before 2010.

Now it's Time. WORLD PEACE IS ATTAINABLE.

"Be the Change." use the leverage of research & information on Illegal Systems & EXPOSE FRAUD, Exponential Exploitation to affect support for the Native Indigenous Ancestral Communities of Well Being.


Crime on a Quota was produced:
http://gknot.net/photos/v/eSystem_Territory_NarcoticsShell.jpg.html

1. Neural Network eNarcotic using Space Satellite Systems
http://gknot.net/photos/v/eNarcotic_Endocrine_WritersSystem2.jpg.html
2. Stock Market Routines
3. Insurance Industry Language
http://gknot.net/photos/v/ObjectOriented_NarcoticsTerroristStalkers.jpg.html
4. Narcotics Terrorist Stalkers
5. Hackers, Programmers, Legacy Code Experienced Vagrants
http://gknot.net/photos/v/Stupid+is+Stupid+Fact+is+Fact+is+Fact.jpg.html
6. eProgrammers of Behavior, Habits, Mannerisms, Ticks, Dysfunction, Promiscuity, Criminal Thinking, Pedophilia, Incest, Human Trafficking & Crack House Bordello routines used in Businesses & Organizations as an FAILED "Glass Ceiling" for Non Westerners.

Sideways Look at Time is 1 person's effort at Extortion, Showing Off & an Narrative of Evidence & Experiences of the UKGB Expatriate, of Hindi, IEDE EU SA CA AU NZ Ancestry &/or Citizenship.
http://gknot.net/photos/v/underwiter_AntiCompetitive_eSystem.jpg.html


Information on Alleged War Crimes & Criminal Activity here can be found at http://democracywork.net

Photos of Evidence & Narcotics Terrorist Perspective http://gknot.net/photos/

WORLD PEACE IS ATTAINABLE.

May 8, 2009 | 6:08 AM Comments  0 comments

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Join the Project Page & Become an AEMEMAR Facilitator in your Community!

Facilitate the discussions in your Community!

Read & join the Project Page for the 1st Annual European Mutli Ancestral Multi Religious Reformation.
http://projects.tigweb.org/AWE_EUReformation

Begin your Blog Contribution to the Discussion on your everyday issues, Community Problems & Questions you have of the Youth Leadership Community with respect to the Future in your Region.

Thanks for joining the Planning Committee & this Historic Event: 1st Annual European Mutli Ancestral Multi Religious Reformation.

Sincere Regards,
Deborah Kayatani
A Well Earth
"Common Issues Uncommon People"
http://awellearth.net

May 8, 2009 | 1:04 AM Comments  0 comments

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